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Quand le choix de la facilité mène à la catastrophe
À première vue, l’idée paraissait séduisante : pour contrer la montée des mouvements socialistes et communistes, accéder au pouvoir en formant une coalition avec les partis de droite, et ainsi imposer un modèle libéral et autoritaire en Allemagne. Les conséquences de ce choix ont été désastreuses et la leçon est toujours d’actualité.
Les compromissions du centre et de la droite
En 1930, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), mené par Adolf Hitler, gravit peu à peu les échelons du pouvoir. Pourtant, plutôt que de s’unir pour contrer cette montée en puissance dangereuse, les partis de centre et de droite ont préféré des arrangements avec les nazis pour maintenir leur place au pouvoir. Cela impliquait de tolérer l’idéologie nazie et de lui donner une certaine crédibilité.
Les dirigeants ne se sont pas rendus compte de la menace que représentait réellement le nazisme. Ils ont joué avec le feu, pensant pouvoir le contrôler pour mieux le manipuler à leur avantage. Mais cela leur a échappé et le résultat a été catastrophique.
Les calculs d’apprentis sorciers
« Le nazisme n’est pas dangereux, il disparaîtra de lui-même une fois au pouvoir. » Cette phrase illustre bien la naïveté et l’aveuglement dont ont fait preuve les partis politiques de centre et de droite en Allemagne dans les années 1930. Ils ont sous-estimé la capacité de destruction du régime nazi et ont été aveuglés par leur propre intérêt politique.
En se faisant complices et en croyant pouvoir le maîtriser, ils ont permis à Adolf Hitler et ses affidés de prendre le pouvoir et d’imposer leur idéologie totalitaire. La suite est tragique : la Seconde Guerre mondiale et l’extermination de millions de personnes.
Leçon retenue ou oubliée ?
80 ans plus tard, ce scénario peut sembler loin de nous. Mais l’histoire se répète et la leçon est encore d’actualité. Les hommes politiques d’aujourd’hui ont-ils de réellement retenu cette tragique erreur du passé ?
Les compromissions et les alliances malsaines avec des partis extrémistes pour accéder au pouvoir sont toujours d’actualité. Les calculs électoralistes prennent souvent le dessus sur la raison et l’intérêt général. Les partis de centre et de droite doivent apprendre de l’histoire pour éviter de reproduire les mêmes erreurs.
Le saviez-vous ?
Le NSDAP a obtenu seulement 3 % des voix lors des élections de 1928 en Allemagne. Deux ans plus tard, il est devenu le parti le plus important avec 37 % des voix grâce aux alliances avec les partis de centre et de droite.
Ne pas banaliser l’extrême droite
L’histoire nous a donné une leçon sur les dangers de l’extrême droite. Il est donc primordial de ne pas la banaliser et de la combattre avec conviction. Les partis de centre et de droite doivent rester vigilants et refuser toute alliance avec ces mouvements qui prônent la haine et la division.
Il est également important de rappeler que les idéologies totalitaires ne disparaissent jamais totalement. Elles peuvent resurgir à tout moment et il est du devoir de chacun de les empêcher de prendre à nouveau le pouvoir.
Conclusion
En somme, le choix de la facilité et des compromissions avec des partis extrémistes mène à la catastrophe. Les dirigeants politiques doivent apprendre de l’histoire et refuser toute alliance avec des mouvements qui vont à l’encontre des valeurs démocratiques. La vigilance est de mise pour éviter que l’histoire ne se répète.
« La démocratie, c’est la plus grande conquête de l’humanité. » (Václav Havel)
Inspiré de la lecture de « Le choix de la facilité mène à la catastrophe » de Sophie Renaudin-Prévôt pour le site Le Monde Diplomatique.

